À la Une

VOICI LA SITUATION, VOICI LES ENJEUX.

TRUMP EST DÉTERMINÉ, ET A UNE STRATÉGIE, POUR RESTER AU POUVOIR, ET POUR METTRE EN PLACE SON PROGRAMME FASCISTE — IMPOSER L’INJUSTICE DE FAÇON MEURTRIÈRE, ÉCRASER LES DROITS ET LIBERTÉS FONDAMENTAUX, ACCÉLÉRER LA DESTRUCTION DE L’ENVIRONNEMENT ET AUGMENTER LE DANGER D’UNE ANNIHILATION NUCLÉAIRE — PEU IMPORTE COMMENT LES GENS VOTENT. Trump est déjà en train de voler les élections, il a mis en place un plan pour utiliser les institutions clés, y compris la Cour suprême, et des voyous violents, en uniforme ou non, pour maintenir son régime au pouvoir.

LA STRATÉGIE DES DÉMOCRATES EST VRAISEMBLABLEMENT UNE STRATÉGIE PERDANTE QUI LES CONDUIRA À CAPITULER À TRUMP (même si le vote réel favorise les Démocrates). Laissés à eux-mêmes, les Démocrates n’ont ni la capacité ni la volonté de se battre comme il faut. Malgré le fait que le régime Trump/Pence représente une menace existentielle pour l’humanité, les Démocrates ont refusé de dénoncer ce régime fasciste pour ce qu’il est et de s’y opposer sur cette base. Ils appellent les gens à voter simplement comme s’il s’agissait d’une élection « normale » et que les « règles normales » s’appliquaient. Les Démocrates essaient de s’appuyer sur des procédures et des institutions que ce régime fasciste a corrompues, détruites ou dont il a repris le contrôle.

SI LE FASCISME S’INSTALLE PLEINEMENT DANS LE PAYS LE PLUS PUISSANT DU MONDE, CELA POURRAIT CONDUIRE À UNE CATASTROPHE DONT L’HUMANITÉ NE POURRAIT PAS SE REMETTRE.

POUR TOUS CEUX ET TOUTES CELLES QUI SE SOUCIENT DE LA JUSTICE, DE L’ENVIRONNEMENT ET D’UN AVENIR DIGNE DE L’HUMANITÉ : NOUS DEVONS RÉPONDRE À L’APPEL LANCÉ PAR REFUSEFASCISM.ORG POUR ORGANISER ET MOBILISER DES ACTIONS NON VIOLENTES DÉTERMINÉES ET CRÉATIVES ET DES MANIFESTATIONS SOUTENUES, JOUR APRÈS JOUR, DE PLUS EN PLUS MASSIVES ET PUISSANTES, EXIGEANT LE DÉPART IMMÉDIAT DE CE RÉGIME FASCISTE ! OUT NOW! AFIN DE CHANGER TOUTE L’ÉQUATION POLITIQUE ET LA SITUATION DANS CE PAYS, EN FAISANT EN SORTE QUE TOUTES LES FORCES DE LA SOCIÉTÉ RÉPONDENT À LA DEMANDE AVANCÉE DE MANIÈRE PUISSANTE PAR LES MASSES QUE CE RÉGIME FASCISTE SOIT DESTITUÉ.

En dépit de ce que les Démocrates représentent et de la manière dont leur approche limiterait et paralyserait gravement la lutte contre ce régime fasciste, en termes de vote, les gens doivent voter massivement contre Trump, en votant pour Biden. MAIS C’EST ABSOLUMENT CLAIR que:

LE VOTE NE SUFFIRA PAS – ET LE SIMPLE FAIT DE SE FIER AU VOTE CONDUIRA TRÈS PROBABLEMENT AU DÉSASTRE. NOUS DEVONS DESCENDRE DANS LA RUE MAINTENANT,ET Y RESTER, EXIGEANT TRUMP et PENCE OUT NOW !

Pour mieux comprendre tout cela, voir ces importants travaux de Bob Avakian, disponibles sur revcom.us : la série en trois parties en anglais et espagnol : ‘Voting Will Not Be Enough – We Need to Take to the Streets, And Stay in the Streets Demanding Trump/Pence Out Now !’ (en particulier la troisième partie, ‘Trump’s Fascism—More Blatant and Dangerous Every Day: How a Determined Fight and Massive Mobilization Could Defeat this’) et la déclaration de Bob Avakian du 1er août 2020, « Sur la situation critique immédiate, le besoin urgent de chasser le régime fasciste de Trump/Pence, le vote dans cette élection, et le besoin fondamental de révolution » (disponible en français à https://nouveaucommunismefrance.wordpress.com/2020/08/31/bob-avakian-1-aout-2020/

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#TrumpPenceOutNow #Oct3WeBegin http://www.refusefascism.org

– Bob Avakian, 1 août 2020

SUR LA SITUATION CRITIQUE IMMÉDIATE, LA NÉCESSITÉ URGENTE DE CHASSER LE RÉGIME FASCISTE DE TRUMP ET PENCE, LE VOTE DANS CETTE ÉLECTION, ET LE BESOIN FONDAMENTAL D’UNE RÉVOLUTION

1. La situation actuelle comporte des défis véritablement sans précédent et d’une importance capitale, avec des implications profondes non seulement pour les habitants de ce pays mais pour l’humanité tout entière. Il y a trois ans, j’ai parlé de cette réalité qui est devenue encore plus prononcée, et encore plus dangereuse, dans le temps qui s’est écoulé depuis lors :

Nous sommes confrontés à – nous sommes gouvernés par – un régime fasciste : qui s’attaque sans relâche aux droits et libertés civils et promut ouvertement la bigoterie et l’inégalité ; qui agit avec un mépris impitoyable ou une malveillance de sang-froid envers ceux qu’il considère comme inférieurs et comme un fardeau ou une tache sur le pays ; dont la mission englobe le refus de soins de santé à des millions de personnes qui vont souffrir et à beaucoup d’autres qui vont mourir sans ces soins ; un régime qui dégrade grossièrement les femmes, en tant qu’objets de pillage, comme des pondeuses sans droit à l’avortement ou à la contraception, subordonnées aux maris et aux hommes en général ; qui conteste la science du changement climatique, attaque la science de l’évolution et répudie la méthode scientifique dans son ensemble ; un régime qui brandit un arsenal de destruction massive et menace la guerre nucléaire ; qui intensifie la terreur d’État contre les musulmans, les immigrants et les habitants des quartiers populaires ; qui déchaîne et encourage et soutient des voyous brutaux crachant leur venin « priorité à l’Amérique », de suprématie blanche, de suprématie masculine et anti-LGBTQ – un régime qui se vante de tout cela et déclare son intention de faire encore pire.

Il s’agit d’un régime dirigé par « une brute démente » avec le doigt sur le bouton nucléaire. C’est un régime qui, sans exagération, menace non seulement d’accroître considérablement les souffrances des masses de l’humanité, mais aussi l’existence même de l’humanité, par l’intensification de ses actions visant à poursuivre le pillage de l’environnement, par ses armes de destruction massive inégalées et par sa déclaration flagrante de volonté d’utiliser ces armes, y compris son arsenal nucléaire massif.

J’ai aussi souligné que c’est ce système de capitalisme-impérialisme qui, par son « fonctionnement normal », a fait naître ce fascisme et qu’aucun changement fondamental pour le mieux ne peut être apporté dans le cadre de ce système, et qu’au contraire, ce système doit être renversé et remplacé par un système radicalement différent et bien meilleur, afin d’abolir et de déraciner tous les rapports d’exploitation et d’oppression, ainsi que les conflits violents qu’ils engendrent – tout cela étant intégré dans les fondements de ce système et dans son fonctionnement et ses exigences permanents.

À l’heure actuelle, pour tous ceux et toutes celles qui ont à cœur de mettre fin à l’injustice et à l’oppression, et engagent la question de savoir si l’humanité aura un avenir qui en vaut la peine – ou n’aura pas d’avenir du tout : obliger le régime fasciste de Trump/Pence de quitter le pouvoir est une question immédiate et urgente et un impératif véritablement historique.

Et, pour ceux et celles qui comprennent la nécessité de la révolution, du renversement de ce système, comme la solution fondamentale aux horreurs continues que ce système produit pour les masses de l’humanité (que ce système soit dirigé par une dictature fasciste ouverte, ou la dictature « démocratique » déguisée, de la classe capitaliste dominante), la lutte immédiate pour chasser le régime Trump/Pence du pouvoir doit être abordée non pas comme une « diversion » (ou un « substitut ») de la construction du mouvement pour la révolution qui est nécessaire, mais précisément comme une partie – une partie cruciale et une exigence urgente – du travail global de construction de cette révolution.

Notre objectif fondamental, et notre étoile polaire, demeure : LA RÉVOLUTION RIEN DE MOINS ! 

Dans tout ce que nous faisons, y compris dans toutes les luttes auxquelles nous participons et qui ne sont pas elles-mêmes de nature révolutionnaire, notre approche constante est, et doit être, de mettre tout cela au service de cet objectif fondamental de la révolution et de l’émancipation de l’humanité tout entière.

Normalement, nous, les communistes révolutionnaires, soutenons que les gens ne devraient pas voter aux élections bourgeoises, qui servent à renforcer le système existant de capitalisme-impérialisme et alimentent des illusions populaires selon lesquelles l’exploitation, l’oppression et les injustices peuvent d’une certaine manière être « réformées » sans se débarrasser du système qui est à l’origine de ces horreurs. Mais est-ce la bonne position à adopter par rapport à cette élection particulière ?

Pour y répondre, nous devons examiner la situation dans son ensemble.

2. Déjà, depuis près de quatre ans qu’il est au pouvoir, nous avons été contraints d’assister à et d’endurer les horreurs déjà commises, et le grave danger que représente le régime Trump/Pence. Trump a mené sa campagne en 2016 sur ce qui équivalait à un programme fasciste pur et simple, englobant une suprématie blanche et une suprématie masculine flagrantes, et un racisme xénophobe envers les immigrants, en particulier ceux du Mexique et d’autres pays que Trump considère comme des « trous de merde », ainsi qu’un plaidoyer ouvert en faveur de la torture et de la brutalité de la part de la police et des partisans « civils » de Trump. Et, une fois au pouvoir, Trump a mis en œuvre ce programme à toute allure, écrasant toutes les « normes institutionnelles » faisant obstacle, même face à la destitution – et avec encore plus d’arrogance et d’élan une fois que ses collègues fascistes du parti républicain ont voté pour l’acquitter au Sénat.

Essentiellement, tout ce qui est décrit à propos de ce régime au début de cette déclaration est ce que Trump et ceux qui l’entourent ont fait avec acharnement. Cela est devenu d’autant plus flagrant et agressif à l’approche des élections prévues en novembre 2020. Et imaginez ce que fera Trump s’il se voit confier un second « mandat » par le biais d’une réélection en novembre.

La pandémie COVID-19 et la réponse de Trump et Pence à celle-ci ont également fourni une autre illustration graphique de la nature anti-scientifique de ce régime et de son mépris total pour la souffrance des masses populaires, en particulier celles que ce régime déteste le plus ainsi que les plus vulnérables et les plus fortement touchées par cette pandémie.

Mais, aussi horrible que tout cela ait été, il ne s’agit pas seulement de politiques horribles, mais d’une forme de pouvoir qualitativement différente, basée sur une répression brutale et la violation de ce qui est censé être les droits les plus fondamentaux.

Nous avons déjà vu Trump, en violation flagrante des principes constitutionnels, envoyer des troupes d’assaut et d’occupation, provenant de diverses agences du gouvernement fédéral, pour criminaliser la dissidence et réprimer les personnes qui manifestent à Portland et dans d’autres villes, et pour ajouter au règne de la terreur contre des masses populaires dans les quartiers défavorisés de Chicago et ailleurs.

Nous avons vu les manifestations grossières de chauvinisme de Trump, genre « priorité à l’Amérique », y compris ses appels répétés à punir sévèrement ceux qui, selon lui, n’ont pas fait preuve de la ferveur patriotique appropriée, ou qui ont osé critiquer et protester contre certaines des oppressions les plus voyantes exercées par les exécuteurs de ce système, en particulier la brutalité et le meurtre continus des Noirs, des Latinos et des Amérindiens par la police. Nous avons été témoins de ses incitations continuelles aux violences suprémacistes blanches, par la police et par les « gens du deuxième amendement » et d’autres « gens très bien ».

Tout cela rappelle la montée au pouvoir et la domination d’Hitler et des NAZIs en Allemagne dans les années 1930 et au début des années 1940. Alors qu’Hitler construisait son mouvement fasciste, des voyous étaient mobilisés pour brutaliser et terroriser les personnes qui ne soutenaient pas Hitler et les NAZIs – les agressant dans la rue et dans d’autres lieux publics. Une fois que l’État fasciste NAZI a consolidé son pouvoir, toute opposition était sévèrement punie et écrasée. Tous ceux qui ne soutenaient pas ouvertement et ne proclamaient pas l’idéologie officielle NAZIe étaient visés. Un grand nombre de personnes ont été expulsées des institutions publiques – tous ceux, en particulier les Juifs mais aussi d’autres personnes, qui étaient considérés comme « étrangers » à la « race germanique pure » et comme un obstacle aux objectifs monstrueux des NAZIs. En commençant par les communistes, mais en englobant bientôt la population juive, les Roms, les homosexuels et d’autres, les camps de concentration ont été remplis de ceux qui étaient considérés comme une menace pour les NAZIs ou une « tache » sur la nation allemande. Et cela a conduit, avant longtemps, au génocide de masse de millions de Juifs en Allemagne et dans les pays conquis et occupés par les NAZIs.

Tout cela ne s’est pas produit d’un seul coup, mais dans un laps de temps relativement court (une dizaine d’années), et à un rythme de plus en plus rapide. L’état de droit n’a pas été ouvertement et formellement abandonné, mais la « loi » et « l’état de droit » sont devenus ce que Hitler et les NAZIs ont dit qu’ils étaient. Une grande partie de ce que Hitler et les NAZIs ont fait, pendant leur règne de terreur et de génocide, était « conforme à la loi » – une loi qu’ils avaient réduite à rien d’autre que leurs buts et moyens barbares, appliqués de manière meurtrière par des institutions qui avaient été dépouillées de tout sens ou but autre que ce qui était conforme à et servait le programme NAZI, réduites à rien d’autre que des instruments de l’atrocité NAZIe.

Dans l’ensemble de ce que Trump fait actuellement – y compris ses appels ouverts à l’annulation des décisions et des précédents de la Cour suprême (par exemple, pour interdire l’avortement et punir le fait de brûler le drapeau), ainsi que ses violations répétées de la loi et des procédures légales et son insistance à dire que c’est lui la loi – nous pouvons voir l’ombre imminente d’une dictature fasciste encore plus ouverte. Car c’est cela le fascisme : une dictature ouverte et agressive, piétinant et pervertissant l’état de droit, s’appuyant sur la violence et la terreur, au nom du système capitaliste prédateur et en tant que tentative extrême pour faire face à une division sociale profonde et à des crises aiguës (tant au sein du pays que dans l’arène mondiale). Et avec les initiatives de la « secrétaire à l’éducation » de Trump, Betsy DeVos – elle-même une chrétienne fasciste dont le but ultime est de remplacer l’éducation publique et laïque par des écoles basées sur l’endoctrinement fondamentaliste chrétien – nous pouvons voir les grandes lignes de la version du régime Trump/Pence de « l’idéologie officielle (chrétienne fasciste) ». Nous pouvons reconnaître l’ombre qui plane sur une situation où non seulement les écoliers, mais aussi toute la société, devront prêter allégeance à une Amérique blanche chrétienne fasciste.

Une déclaration de l’organisation Refuse Fascism (RefuseFascism.org) argumente de manière éloquente et puissante :

Des limites réelles sont tracées, avec des conséquences catastrophiques pour toute l’humanité. Si nous perdons le droit de protester – par des moyens légaux ou extra-légaux – tous les paris sont annulés. Le fascisme n’est pas seulement le pire des mouvements de pendule. C’est un changement qualitatif dans la manière dont la société est gouvernée. La dissidence est criminalisée pièce par pièce. La vérité est matraquée. Un groupe après l’autre est diabolisé et ciblé sur une trajectoire qui mène à de véritables horreurs. Tout cela se produit depuis plus de trois ans, mais étant donné les camps de concentration à la frontière, l’acquittement de Trump dans un faux procès de destitution et un décret visant à protéger les monuments, alors que les droits du premier amendement sont criminalisés avec de véritables peines de prison, trop de gens veulent encore se prélasser dans des illusions confortables que tout ceci ne se passe pas vraiment. C’est le fascisme. Ça se passe bel et bien, et le temps presse pour l’arrêter.

Pendant bien trop longtemps, ceux d’entre nous, y compris les diverses voix représentées par Refuse Fasicsm, qui ont souligné le danger immédiat très réel – et potentiellement encore plus grand – représenté par le régime Trump/Pence ont été trop souvent confrontés à un renvoi arrogant de la part de ceux qui ne pouvaient pas, ou ne voulaient pas, voir la réalité et la trajectoire de ce régime ; qui ont rejetté le danger en ignorant ou en minimisant nombre des choses terribles que ce régime avait déjà faites ; et qui ont ensuite ont indiqué tout ce qui n’avait pas encore été fait par ce régime comme une prétendue « preuve » qu’il ne ferait pas ces choses. Maintenant, à cette heure tardive et cruciale, traiter comme une « exagération alarmiste » la nature fasciste de ce régime et ses parallèles très réels avec les horreurs perpétrées par les régimes fascistes précédents, c’est ignorer non seulement les leçons vitales de l’histoire, mais aussi la réalité extrêmement dangereuse de la situation actuelle, y compris la signification du fait que Trump – remplissant sa promesse aux fascistes chrétiens – a empilé les tribunaux, jusqu’à la Cour suprême, avec des légions de fascistes chrétiens et d’autres juges d’extrême droite, qui vont s’efforcer de « légitimer légalement » tout le programme horrifiant du régime fasciste de Trump/Pence.

Si ce régime parvient à consolider davantage son pouvoir et à faire de nouveaux bonds dans la mise en œuvre de ses horribles objectifs, il en résultera un revers dévastateur pour toute tentative de résistance à l’injustice et à l’oppression, et il est très probable que cela conduira à la répression brutale, voire à l’anéantissement, des défenseurs des droits démocratiques et des partisans de toute réforme progressiste significative, ainsi que de toute force organisée luttant pour un changement révolutionnaire fondamental.

Dans le sens le plus essentiel, le besoin urgent de mobiliser les masses populaires autour de la demande de forcer le départ du régime fasciste n’est pas en conflit avec le déferlement de masse contre la suprématie blanche institutionnalisée et la terreur policière, ou d’autres mouvements de masse contre les outrages de ce système, mais est en unité fondamentale avec et est crucial pour toutes ces luttes, et tout cela peut et doit être compris, et construit de manière puissante et permettant de se renforcer mutuellement.

3. Le simple fait de compter sur le vote pour chasser ce régime conduira presque certainement à des résultats très mauvais, voire désastreux. Cela est particulièrement vrai compte tenu de ce que ce régime fait déjà, et de ce que Trump dit, en ce qui concerne les élections.

Par des attaques totalement infondées contre le vote par correspondance, et des préparatifs visant à intimider et à entraver les Noirs et les Latinos qui tentent d’exercer leur droit de vote, le régime Trump/Pence et ses partisans ont déjà entrepris de supprimer les votes de ceux qui sont susceptibles de voter contre Trump. Comme il l’a fait lors de l’élection de 2016, Trump a déjà fait part de son probable refus d’accepter le résultat de l’élection cette fois-ci s’il n’est pas le vainqueur. Et maintenant, Trump a ouvertement « suggéré » l’idée de « retarder » l’élection.

Compte tenu de ce que Trump a déjà fait, et de ce qu’il a déclaré de manière flagrante, autant il est horrifiant, autant il est réaliste d’envisager que ce régime stationne des troupes d’assaut, loyales à ce régime, dans des villes de tout le pays – s’efforçant vicieusement de réprimer toute expression de résistance ou d’opposition – à l’approche des élections, et après.

La pandémie en cours, ou les décrets visant à réprimer le « désordre civil » (c’est-à-dire les protestations) dans de nombreuses régions du pays, pourraient également servir de prétexte pour « reporter » l’élection, peut-être indéfiniment.

Et il n’est certainement pas impensable que Trump cherche à créer une « urgence nationale » – par exemple, en menant des actes de guerre, contre l’Iran ou peut-être même la Chine – afin d’instaurer des conditions encore plus répressives, avec un nombre encore plus important de troupes d’assaut paramilitaires occupant les villes, afin soit d’annuler (ou de « retarder » indéfiniment) l’élection, soit de contrôler le scrutin et les résultats de l’élection si elle a lieu.

Il est d’une importance capitale de continuer à renforcer la résistance, dès maintenant et de manière de plus en plus puissante, contre toutes les mesures répressives prises par Trump, y compris en construisant une opposition de masse aux tentatives de ce régime de supprimer les électeurs et par une mobilisation de masse pour soutenir et défendre ceux qui sont la cible de cette suppression.

Avec la pleine conscience de ce que représente ce régime fasciste, et de ce que cela signifie que Trump ne cherche pas seulement à supprimer les votes des personnes qui voteront contre lui, mais se prépare également à utiliser une répression violente pour rester au pouvoir s’il n’est pas déclaré vainqueur aux élections, il est d’une importance critique et urgente de construire maintenant une mobilisation vraiment massive et soutenue autour de la demande unificatrice de chasser ce régime tout de suite : OUT NOW ! avec l’orientation d’être prêt à continuer cela même après les élections, si la situation l’exige.

Dès les premiers jours du régime Trump/Pence, Refuse Fascism a dénoncé la nature fasciste de ce régime et a appelé à la mobilisation de masse pour chasser ce régime qui est maintenant, d’autant plus urgemment, nécessaire. Il aurait été très bien – et cela aurait pu faire une réelle différence – que tous ceux qui détestent ce régime mais ne reconnaissent pas, ou refusent de reconnaître sa nature fasciste réelle et le grand danger qu’il représente pour l’humanité en tant que tel, aient répondu beaucoup plus tôt à cet appel de Refuse Fascism et l’aient activement repris. Aujourd’hui, enfin, la nature « autoritaire » de ce régime, et même l’utilisation du terme « fascisme » pour le décrire, sont de plus en plus reconnues et font l’objet de discussions de plus en plus nombreuses. (Comme je l’ai souligné, pour beaucoup, c’est un cas de « Oh, maintenant ils disent » que c’est du fascisme, comme si c’était tout juste arrivé. Mais, avec une compréhension des enjeux profonds en jeu, il est important de reconnaître que maintenant est mieux que jamais). Il se fait tard, mais il n’est pas encore trop tard pour faire de cette mobilisation de masse une réalité. S’appuyer sur les « normes » et les « voies habituelles » de ce système, y compris les prochaines élections, et confiner les actions à l’intérieur de ces normes et voies ne peut résoudre ce problème profond et urgent, surtout lorsqu’on a affaire à un régime fasciste et à ses partisans fanatiques qui sont déterminés à piétiner et à déchirer ces « normes ».

4. En cette heure critique, tous les moyens appropriés d’action non violente doivent être utilisés pour écarter ce régime du pouvoir. Et si, en dépit des protestations de masse exigeant le départ du régime Trump/Pence, ce régime reste au pouvoir au moment du vote, alors – sans s’y fier fondamentalement – l’utilisation de tous les moyens appropriés pour œuvrer au départ de ce régime doit inclure le vote contre Trump (en supposant que l’élection ait effectivement lieu). Pour être clair, cela ne signifie pas un « vote de protestation » pour un candidat qui n’a aucune chance de gagner, mais le fait de voter pour le candidat du Parti démocratique, Biden, afin de voter effectivement contre Trump.

Ce n’est pas parce que Biden (et le Parti démocrate en général) sont soudainement devenus autre chose que ce qu’ils sont : les représentants et les instruments de ce système de capitalisme-impérialisme exploiteur, oppressif et littéralement meurtrier. Le processus électoral continue d’être ce que nous, les revcoms, avons appelé le BEB (baratin électoral bourgeois). Il n’en reste pas moins qu’aucun changement fondamental pour le mieux ne peut se produire par le biais de ce processus électoral et que, de manière générale et globale, le vote dans le cadre de ce système sert à renforcer ce système, en particulier si le vote est considéré comme un moyen – et plus encore s’il est considéré comme le (seul) moyen – d’apporter un changement significatif.

Mais cette élection est différente.

Il est vrai qu’à chaque élection, les démocrates mènent le même jeu d’escroquerie de base – en faisant chanter les gens qui détestent l’injustice et l’oppression pour qu’ils votent pour eux en tant que « moindre mal » – en insistant en effet sur le fait que « vous pouvez ne pas être d’accord avec tout ce que nous disons, vous pouvez même avoir de sérieuses différences et critiques concernant ce que nous sommes, mais voulez-vous que ce soit eux au pouvoir ? » (le parti républicain ouvertement suprémaciste blanc, suprémaciste masculin, pilleur de l’environnement qui nie le changement climatique et qui est réactionnaire dans tous les domaines). Et le Parti démocrate a fait cela, maintes et maintes fois, alors qu’il représentait et cherchait à présider ce système de capitalisme-impérialisme dans lequel la suprématie blanche, la suprématie masculine, le pillage de l’environnement et les guerres pour l’empire sont intégrés, en même temps que les démocrates font du bruit et prennent des mesures pour mettre en œuvre des réformes mineures (et finalement sans importance) pour soi-disant remédier à ces outrages. Tout cela a en fait contribué à l’évolution des choses vers la terrible situation à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui. Elle a paralysé politiquement beaucoup de ceux qui cherchent à mettre fin à ces outrages, les réduisant à une dépendance passive du Parti Démocratique et de son rôle dans le processus électoral, tout en jetant de l’huile sur le feu des sections fascistes de la société qui insistent sur le fait qu’absolument aucune atténuation de ces outrages ait lieu – ni aucune concession à la lutte contre cela – et qui demandent en fait le renforcement brutal de cette oppression et de cette indignation, en termes extrêmes.

Mais, encore une fois, cette élection est différente – d’une manière cruciale. La question n’est pas de savoir si Biden et les démocrates représentent quelque chose de « bon » ou si, en termes fondamentaux, les démocrates sont « meilleurs » que les républicains. Ces deux partis sont des partis politiques de la classe dirigeante, et aucun de leurs candidats ne représente quelque chose de « bon » au sens le plus élémentaire et le plus essentiel du terme. Biden n’est pas « meilleur » que Trump, d’une quelconque manière significative – sauf qu’il n’est pas Trump et qu’il ne fait pas partie de la tendance à consolider et à imposer le pouvoir fasciste, avec tout ce que cela implique.

Aborder cette élection du point de vue du candidat qui est « meilleur » signifie ne pas comprendre les enjeux vraiment profonds et les conséquences potentielles de ce qui est en jeu. Le fait est qu’il ne peut y avoir qu’un seul « bien » qui puisse sortir de cette élection : infliger une défaite décisive à Trump et à l’ensemble du régime fasciste. Cela créerait de bien meilleures conditions pour continuer à lutter contre tout ce que représente le régime Trump/Pence et contre toute l’oppression et les injustices de ce système, et ce serait un grand cadeau pour les peuples du monde.

Encore une fois, dans ces circonstances très particulières et extraordinaires, si le régime Trump/Pence est toujours au pouvoir au moment de l’élection, malgré les mobilisations de masse exigeant l’expulsion de ce régime, alors la lutte contre ce régime fasciste doit inclure le vote contre Trump en votant pour Biden, tout en continuant à construire une mobilisation de masse soutenue contre ce régime et tout ce qu’il représente et concentre, et en étant prêt à poursuivre cette mobilisation de masse si Trump perd l’élection mais refuse de partir.

5. En reconnaissant cela, cependant, il est extrêmement important de souligner une fois de plus, dans les termes les plus forts, que, pour les raisons évoquées ici, compter sur le vote – sans cette mobilisation de masse – conduira très probablement au désastre.

Il est possible que Trump remporte effectivement l’élection – et qu’il gagne ou qu’il perde, on verra dans cette élection des mesures sans précédent pour supprimer les votes de ceux qui s’opposent à lui et pour utiliser d’autres moyens illégaux l’aidant à rester au pouvoir. Et, plus essentiellement encore, à partir d’une compréhension claire de la nature fasciste de ce régime, et de toutes les implications qui en découlent, ce régime est illégitime, indépendamment des moyens par lesquels il est arrivé au pouvoir et des mesures prises pour le conserver et le consolider davantage. Hitler et les NAZIs sont arrivés au pouvoir en Allemagne dans les années 1930 par les « voies normales » du « système démocratique » de ce pays – y compris les élections – mais leur régime n’avait absolument rien de « légitime » et toutes les horreurs vraiment indicibles auxquelles il a donné lieu. Et le même principe de base s’applique au régime Trump/Pence. Par sa nature et son contenu, le fascisme « légitime » n’existe pas.

Quoi qu’il arrive avec les élections – et même si Biden gagne et réussit à prendre effectivement ses fonctions – il n’y aura pas de « retour à la normale ». Tout d’abord, les fascistes – ceux qui occupent encore des postes puissants, et la « base » fasciste dans la société au sens large – ne le permettront pas. Et, en tout cas, personne ne devrait le vouloir. La « normalité » de ce système a toujours inclus l’oppression barbare des Noirs et d’autres personnes de couleur, avec la terreur, la brutalité et le meurtre systématiques pour imposer cette oppression. Elle a toujours inclus la discrimination vicieuse, le sectarisme et la violence contre les immigrants, les femmes, les personnes LGBTQ et toute autre personne considérée comme inférieure et « étrangère ». Elle a toujours inclus des guerres injustes pour l’empire, et des crimes continus contre l’humanité. Elle constitue aujourd’hui une menace pour l’existence même de l’humanité en raison de la dévastation croissante de l’environnement et de la menace toujours présente d’une guerre nucléaire.

Il faudra entreprendre la lutte multiforme pour chasser le régime fasciste de Trump/Pence non pas comme un substitut mais comme une partie – une partie cruciale – du mouvement visant à dépasser tout ce qui est représenté et incarné dans la « normalité » de ce système.

6. Enfin, quoi qu’il arrive avec cette élection, il reste profondément vrai – et il est d’une importance vitale de reconnaître et d’agir en fonction de cette compréhension qu’aucun changement fondamental pour le mieux ne peut se réaliser sous ce système. Alors même qu’il y a besoin urgent de construire une mobilisation de masse soutenue autour de la revendication unificatrice : Trump/Pence, dehors ! OUT NOW!, tous ceux et toutes celles qui ont pu voir que la suprématie blanche institutionnalisée, la suprématie masculine et les nombreux autres outrages et crimes contre l’humanité perpétrés sous ce système sont en fait intégrés dans ce système de capitalisme-impérialisme doivent travailler ensemble, de manière continue, pour construire un mouvement en croissance constante et pour renforcer les forces organisées pour une véritable révolution visant à renverser ce système.

En résumé : Étant donné les enjeux véritablement monumentaux, non seulement pour chaque problème, aussi important soit-il, et non seulement pour ce pays, mais aussi pour les masses populaires du monde entier et l’avenir de l’humanité, il y a un grand besoin d’aborder les choses et d’agir avec la sophistication nécessaire pour gérer les contradictions complexes et difficiles qu’implique tout cela en ayant une vision large, en rejetant le sectarisme mesquin et le dogmatisme rigide, et en ne tombant pas dans un « soit/soit » paralysant : soit nous luttons contre la suprématie blanche et la terreur policière, soit nous nous battons pour chasser le régime fasciste de Trump/Pence ; soit nous votons lors de cette élection, soit nous construisons une lutte de masse contre l’oppression scandaleuse et contre ce régime fasciste ; soit nous nous opposons à ce régime, par tous les moyens appropriés, soit nous travaillons pour la révolution. Dans cette situation extraordinaire et très complexe – et du point de vue de l’avancement de la lutte vers l’objectif d’éliminer enfin toute exploitation et toute oppression, partout – il y un besoin urgent de faire tout cela, et de le faire en comprenant la relation correcte et nécessaire entre les différentes parties de cette approche globale : mettre l’accent principale sur la mobilisation de masse et s’appuyer sur elle, le vote dans cette situation extraordinaire étant nécessaire et important mais non pas le principal élément sur lequel on doit compter ; et, en termes fondamentaux, faire en sorte que tout cela contribue à créer des conditions plus favorables et à accroître les forces organisées pour, non seulement résister aux crimes de ce système, mais enfin pour mener à bien la révolution nécessaire afin de mettre un terme à ce système monstrueusement criminel et à sa domination dans le monde, sous quelque forme que ce soit.

RIEN DE MOINS !

BobPar Bob Avakian, leader révolutionnaire, auteur et architecte du nouveau communisme révolutionnaire

À toutes et à tous celles et à tous ceux qui se sont soulevés avec tant de force et manifestent pour dire «Plus jamais ça!» après le meurtre de George Floyd et tous les autres meurtres commis de sang-froid par la police.

À toutes celles et à tous ceux qui se sont inspirés de ce soulèvement si juste.

À toutes celles et à tous ceux dont les œillères ont été arrachées de leurs yeux et qui ont été amenés à réfléchir à nouveau sur le type de pays dans lequel nous vivons.

Cela pose les plus grandes questions sur ce dont les gens du monde entier ont besoin pour vivre pleinement en tant qu’êtres humains :

LA FIN DU RACISME INSTITUTIONNALISÉ ET DU MEURTRE PAR LA POLICE, RIEN DE MOINS !

LA FIN DE TOUTE FORME D’UTILISATION, D’ABUS ET DE BRUTALISATION DES GENS, OÙ QU’ELLES SOIENT, RIEN DE MOINS !

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Nous avons besoin d’un monde sans suprématie blanche et masculine – un monde où personne n’est considéré comme « étranger » – un monde sans guerre, où les gens de la planète entière, avec une belle floraison de diversité, agissent ensemble pour le bien commun et sont vraiment les gardiens de la terre.

CE N’EST PAS SEULEMENT UN RÊVE.
Cette possibilité est démontrée avec force dans ce soulèvement populaire, de toutes les races et de tous les genres, de toutes les régions du monde, qui refusent de se taire ou de rester passifs alors que toute cette oppression et brutalité continuent.

POUR RENDRE TOUT CELA RÉEL, NOUS AVONS BESOIN DE:

LA RÉVOLUTION – RIEN DE MOINS !

Un plan stratégique sur la manière de faire cette révolution ainsi qu’une vision globale et un projet concret pour un monde radicalement différent et bien meilleur, où tout cela peut devenir possible—se trouve dans le travail que j’ai effectué, y compris la Constitution pour la nouvelle République socialiste d’Amérique du Nord.

Vous pouvez en apprendre davantage sur cette révolution et participer à sa réalisation en vous rendant sur revcom.us et en vous joignant aux revcoms.

Il n’est pas nécessaire de vivre dans ce monde où une si grande partie de l’humanité souffre inutilement sous ce système de capitalisme-impérialisme qui ne peut exister sans exploiter et dégrader les gens, étouffant leur humanité et les tuant sans pitié. Nous pouvons faire beaucoup mieux ! N’écoutez pas ceux qui disent que «ça ne peut jamais arriver». Regardez autour de vous – ce qui semblait impossible hier se produit maintenant ! Révolution, pourquoi devrions-nous nous contenter de moins ?

le 2 juin 2020
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Justice pour George Floyd !
Justice pour Adama !
Justice pour toutes les victimes de la brutalité policière en France,
aux Etats-Unis et partout dans le monde !
Envoyez les meurtriers en taule – le système entier est coupable — Balayons-le !

Pour des analyses, vidéos et débats sur le mouvement actuel aux EU, ainsi que le projet révolutionnaire de Bob Avakian, visitez le site revcom.us.

En France contactez-nous ici ou à dlarue2016@mail.com

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La patriarchie et la violence sexuelle ne disparaîtront pas tant que le capitalisme-impérialisme n’est pas détruit

588331e02ead5marche-des-femmes_anti-trump[1]A tout le monde qui veut se soulever avec les femmes dans les rues du Chili au Mexique, en Inde et en Italie pour exiger la fin des violences sexuelles et du féminicide, qui se met debout avec des personnes LGBTQ au Brésil et des femmes qui refusent le hijab en Iran. A toutes et à tous qui n’acceptent plus un monde où les femmes sont subordonnées, dominées, humiliées, battues, mutilées et assassinées afin qu’elles restent à ‘leur place’…

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Briser les chaines, déclenchez la furie des femmes comme une force puissante pour la Révolution!!!

46514607_292726021357468_2554129081411043328_oQuatre femmes tuées chaque jour au Brésil – un féminicide en France tous les 3 jours… si elles existent, les lois ne suffisent pas, que ce soit au Nigeria, en Inde ou au Pakistan, ou en Europe. L’explosion sociale trop longtemps déférée contre les crimes violents, le harcèlement et les agressions sexuelles expose une blessure béante et profonde divisant toutes les sociétés, «modernes» et moins modernes: de multiples formes d’humiliation, d’oppression, d’exploitation et de violences menacent ou dégradent la vie quotidienne de la moitié de l’humanité. Son échelle mondiale est le cri d’alarme du besoin urgent de cibler le système capitaliste à l’origine de tout ça et d’y mettre fin pour l’humanité dans son ensemble.

La violence contre les femmes, leur subordination et les rapports sociaux dont celles-ci font partie, sont profondément enracinés dans l’organisation patriarcale de la société depuis des milliers d’années et dans la puissance des idées traditionnelles réduisant des femmes à la propriété des hommes, à des objets sexuels ou à des couveuses et des mères. Ces idées et ces ‘rôles’ prescrits et renouvelés se trouvent au cœur de toutes les religions et codes moraux dominants et s’intègrent dans tous les aspects des sociétés au 21e siècle.

Aujourd’hui la montée rapide de la droite et du fascisme dans plusieurs pays renforce davantage cette réalité (USA, Italie, Pologne, Brésil, Turquie…). Et à part Sur FB ou à dlarue2016@mla suppression des lois et des choix que l’on considérait acquis comme l’avortement, on voit la légitimation du viol, du féminicide, et des attaques grotesques contre les LGBTQ dans un climat de misogynie franche. Entre tant d’autres graves dangers, le déchirement ou incarcération des familles et la destruction de centaines de milliers de vies de migrants annonce brutalement l’avenir que ces fascistes nous réservent si nous ne nous débarrassons pas du système qui les engendre.

La patriarchie et la violence sexuelle ne disparaîtront pas tant que le capitalisme-impérialisme n’est pas détruit. Pour transformer les rapports entre les femmes et les hommes – entre tous les gens quel que soit leur sexe – il faut en finir avec ce système qui produit et reproduit les cauchemars que subissent les femmes à travers le monde: un changement bien plus profond et ambitieux est nécessaire et possible – la révolution – si on veut se donner la possibilité de se débarrasser de la société patriarcale et prédatrice une fois pour toutes.

Cette révolution aura pour objectif de construire un état et une société entièrement différents et bien meilleurs. Elle envisage un ordre social qui n’est plus fondé sur l’exploitation humaine, la soumission des femmes, l’injustice, les frontières, les murs et la destruction de la planète. Elle vise l’élimination des divisions sociales antagoniques que le capitalisme nourrit ainsi que la transformation radicale de la culture, la science, l’idéologie « moi (et mon pays) en priorité » ainsi que l’économie qui les sous-tend. Un mouvement révolutionnaire qui fait partie d’un processus mondial et d’une vision émancipatrice globale pour l’humanité. Ce n’est pas un rêve lointain, impossible et hors portée comme certains le méprisent, même si plus difficile que juste de croiser les doigts. Et la situation actuelle est-elle tolérable? La conception, la science et la stratégie pour une telle révolution existent, développées dans le nouveau communisme de Bob Avakian. Explorez le site revcom.us et le blog nouveaucommunismefrance@wordpress.

Accélérons la lutte contre la culture de prédation et transformons-la en mouvement contre la source du problème ! Il faut que le ras-le-bol, la furie et la prise de conscience soient dirigés contre le système qui engendre et multiplie ces horreurs, sachant que les institutions et la structure même des sociétés patriarcales agissent pour la plupart à limiter et/ou à tenter de réorienter toute lutte qui les met en cause. Mais travailler dans ce sens a une réelle importance pour contribuer au développement d’une révolution dans la perspective de parvenir à la société différente, libératrice, la seule véritable possibilité de mettre fin à ces cauchemars.

Contactez-nous sur facebook : le nouveau communisme en France ou à dlarue2016@mail.com. Regardez la vidéo (en anglais, espagnol) Why we need an actual revolution and how we can really make revolution.

The NEW COMMUNISM / El NUEVO COMUNISMO

téléchargementLe NOUVEAU COMMUNISME : La science, la stratégie, la direction pour une véritable révolution et une société radicalement nouvelle sur la route vers l’émancipation.

Ce livre est destiné à toutes celles et tous ceux qui se préoccupent de l’état du monde et la condition de l’humanité, qui s’inquiètent de la possibilité d’un changement fondamental. Il analyse scientifiquement le système du capitalisme-impérialisme et ses contradictions insolubles et affronte les défis auxquels fait face le mouvement pour la révolution aujourd’hui, tout en forgeant un moyen d’avancer…

L’auteur, Bob Avakian, est l’architecte de la nouvelle synthèse du communisme. Celle-ci représente à la fois une continuation de la théorie communiste et un développement qualitatif de cette théorie. La nouvelle synthèse du communisme a secouru et défend le fond scientifique du marxisme te les révolutions prolétaires du 20e siècle, tout en critiquant et répudiant leurs faiblesses secondaires ainsi que les aspects conceptuels du passé qui sont allés à l’encontre de la nature libératrice du communisme.

Ce livre et les écrits de Avakian rendent la théorie même complexe accessible à un large public. Il se fonde sur des décennies de travail consacrées à avancer la science du communisme ainsi que sur son expérience comme dirigeant communiste révolutionnaire.

Arrêtons ce cauchemar du capitalisme-impérialisme ! Ce système ne peut être reformé – il faut le renverser !

nouveaLes manifestants contre le G7 et ailleurs sont nombreux à dénoncer le système capitaliste comme la source de toutes les inégalités sociales et souffrances quotidiennes intolérables… mais combien d’entre nous travaillons activement aujourd’hui pour une
véritable solution révolutionnaire pour à mettre fin à ces horreurs? Pour mobiliser les autres pour abattre ce monstre et s’attaquer à tous ces problèmes gigantesques actuels, guidés par une vision scientifique de la construction d’une société – et d’un monde – radicalement différents?

Pour un monde sans frontières! Basta ya ! l’incarcération des migrants dans des camps de concentration et de torture en Libye, aux USA à la frontière mexicaine et ailleurs. On ne tolère plus Trump terroriser et arracher les enfants de leurs familles, les Macron et Salvini bloquer les bateaux secourant les réfugiés ayant survécu la traversée périlleuse de la Méditerranée, fuyant leurs pays en détresse -causée par ce même système criminel qui ensuite criminalise les migrants.

– mettons fin au système dont les états cherchent à tout prix à mieux se positionner géo-stratégiquement dans le pillage, l’exploitation et le viol des peuples et ressources du monde, déclenchant des guerres meurtrières et détruisant la planète dans son passage…

– au système en crise dont les classes politiques se disputent le meilleur mode de gouverner : une partie d’entre elles cherchent à maintenir les atours de la démocratie libérale tout en virant à droite à toute allure ; l’autre consolide le fascisme de manière hallucinante et grotesque, comme Trump /Pence et la version en herbe européenne aussi très dangereuse (Italie, Hongrie, Pologne et plus loin Turquie et le Brésil, sans oublier des prétendants en plein essor comme Le Pen, l’AFD, etc.); mais si ces deux fractions du pouvoir capitaliste bourgeois diffèrent à propos du comment renforcer l’impérialisme au mieux, c’est une querelle entre réactionnaires; et toutes les deux crachent sur la justice et les lois encombrantes en intensifiant partout la répression, y compris contre les résistances que les atrocités du système ne cessent d’activer;

– ¡No Más ! Leurs politiques qui attisent les contradictions sociales et dont ils se servent pour diviser davantage les gens au sein de la société et pour monter les peuples des pays riches contre ceux des pays qu’ils dominent et oppriment ;

– débarrassons nous de ce système pourri, barbare, raciste et patriarcal qui rabaisse,  et violente les femmes, et dont la police harcèle en permanence ou tue les jeunes arabes et noirs, alimentant et légitimant davantage la suprématie blanche et xénophobie ambiantes ;

– et de cet ordre social étouffant qui anéantit les espoirs et les aspirations des gens pour une vie et un monde dignes…

Nous avons une science compréhensive, le nouveau communisme. Développée par Bob Avakian, leader communiste révolutionnaire, celui-ci a aussi élaboré un projet de base pour préparer une révolution fondée sur cette science.

Le nouveau communisme envisage une société qui éliminerait toutes les injustices et toutes les formes d’exploitation et d’oppression, ainsi que les ravages de la nature. Un système social différent peut, sous la direction d’un nouveau pouvoir politique ,révolutionnaire, s’adresser à la planète en péril, se mettre à réparer les dégâts du passé capitaliste et réorganiser l’économie de manière durable, rationnelle et socialement juste. De cela peuvent naître de nouveaux rapports humains et sociaux ainsi qu’ouvrir de nouvelles perspectives pour une effervescence culturelle, intellectuelle et créatrice, domaines qui ne seront plus réservés à une minorité d’élites. Comment déraciner le patriarcat, le racisme, et des valeurs sociales répugnantes? Comment créer une société
dont le point de départ n’est pas ‘moi et mon pays’ mais les intérêts de l’humanité? C’est un projet aussi concret que visionnaire et émancipateur.

Donc remettre en cause le système entier ne veut pas dire ‘attendre’ comme on entend souvent en guise de défense des approches réformistes. Au contraire ! Il est urgent de construire maintenant un vrai mouvement pour la révolution. Supplier et/ou  ‘domestiquer la bête’ au profit d’une partie des populations au sommet de la chaîne alimentaire n’est pas une solution -mais c’est celle qui est proposée partout par diverses voix. Propager des foutaises et des illusions dangereuses qu’il est possible «d’humaniser» le capitalisme ne rend aucun service -sauf aux classes au pouvoir, leurs idéologues et institutions. C’est bien plus facile qu’une solution révolutionnaire mais cela ne fait que perpétuer et en fait participer aux crimes du système actuel, même contre notre volonté et bonnes intentions.

La révolution est un chemin difficile. Mais possible ! Question qu’aborde Avakian aussi dans son discours filmé Why we need an actual revolution and how we can really make revolution. Allez au site revcom.us pour découvrir ses écrits (dispos en anglais, espagnol, farsi et turc) et son leadership et pour engager cette perspective… et puis vous pouvez nous contacter aux adresses

Aidez-nous à traduire de l’anglais ou de l’espagnol pour rendre les textes dispo aux francophones !

 

No es possible reformar este sistema –

hay que derrocarlo!

Los manifestantes contra el G7 y en otros lugares son numerosos para denunciar el sistema capitalista como la fuente de todas las desigualdades sociales y el sufrimiento diario intolerable … pero ¿cuántos de nosotros estamos trabajando activamente hoy para que una verdadera solución revolucionaria termine estos horrores? ¿Movilizar a otros para derribar a este monstruo y enfrentar todos estos problemas gigantescos, guiados por una visión científica de la construcción de una sociedad y un mundo radicalmente diferentes?

¡Para un mundo sin fronteras! Basta ya el encarcelamiento de migrantes en campos de concentración y la tortura en Libia, los Estados Unidos en la frontera mexicana y en otros lugares. Es intolerable que Trump aterroriza y arrebata los niños a sus familias, que Macron y Salvini bloquean los barcos que rescatan a los refugiados que sobrevivieron al peligroso cruce del Mediterráneo, huyendo de sus países en apuros, causados por el mismo sistema criminal que luego criminaliza a los migrantes.

  • Pongamos fin al sistema cuyos estados buscan a toda costa posicionarse mejor geoestratégicamente en el saqueo, la explotación y la violación de los pueblos y recursos del mundo, desencadenando guerras mortales y destruyendo el planeta a su paso …

  • al sistema en crisis en el que las clases políticas luchan por el mejor modo de gobierno: una parte de ellas busca mantener la estructura de la democracia liberal mientras que gira a la derecha a toda velocidad; la otra parte consolida el fascismo de manera alucinante, como Trump/Pence y la versión europea también muy peligrosa (Italia, Hungría, Polonia y más lejos Turquía y Brasil, sin mencionar pretendientes en auge como Le Pen, el AFD, etc.); pero si estas dos fracciones del poder capitalista burgués difieren sobre cómo fortalecer el imperialismo, es una disputa entre reaccionarios; y ambas escupen sobre la justicia y las leyes engorrosas al intensificar la represión en todas partes, incluso contra las resistencias que las atrocidades del sistema siguen activando;

  • ¡No más! Sus políticas que aumentan las contradicciones sociales y las utilizan para polarizar aún más a la sociedad y para exacerbar las divisiones entre los pueblos de los países ricos y pueblos de países dominados y oprimidos;

  • deshagamos de este sistema podrido, bárbaro, racista y patriarcal que degrada, subyuga y abusa de las mujeres, y cuya policía constantemente acosa o mata a jóvenes árabes, negros y extranjeros, alimentando y legitimando aún más la supremacía blanca y la xenofobia imperantes;

  • y de ese sofocante orden social que destruye las esperanzas y aspiraciones para una vida y un mundo dignos…

Tenemos una ciencia y se llama el nuevo comunismo. Fue desarrollado por Bob Avakian, líder comunista revolucionario, quien también elaboró un proyecto básico para preparar una revolución arraigada en esta ciencia.

El nuevo comunismo visualiza una sociedad que eliminaría todas las injusticias y todas las formas de explotación y opresión, incluidos los estragos de la naturaleza. Bajo un liderazgo de un nuevo poder político revolucionario, un sistema social diferente puede abordar el planeta en peligro, reparar el daño del pasado capitalista y reorganizar la economía de una manera sostenible, racional y socialmente justa. De esto pueden surgir nuevas relaciones humanas y sociales, así como abrir nuevas perspectivas para la efervescencia cultural, intelectual y creativa, áreas que ya no serán reservadas para una minoría de élites. ¿Cómo desarraigar el patriarcado, el racismo y los repugnantes valores sociales? ¿Cómo crear una sociedad cuyo punto de partida no sea ‘yo y mi país’ sino los intereses de la humanidad? Es un proyecto tan concreto como visionario y emancipador.

Por lo tanto, incriminar todo el sistema no significa « esperar », ya que a menudo se usa como defensa de los enfoques reformistas. ¡Al contrario! Es urgente construir ahora un movimiento real para la revolución. Suplicar y/o ‘domesticar a la bestia’ para algunas de las poblaciones en la cima de la cadena alimentaria no es una solución, pero es la que ofrecen varias voces en todas partes. La propagación de ilusiones peligrosas de que es posible « humanizar » el capitalismo no le sirve a nadie, excepto a las clases en el poder, sus ideólogas y instituciones. Es mucho más fácil que una solución revolucionaria, pero perpetúa y realmente participa en los crímenes del sistema actual, incluso en contra de nuestra voluntad y nuestras buenas intenciones.

La revolución es un camino difícil. ¡Pero posible! Pregunta que aborda Avakian también en su discurso filmada ¿Por qué nos hace falta una revolución real y cómo concretamente podemos hacer la revolución? (Película en inglés, texto disponible en español). Vaya al sitio revcom.us para descubrir sus escritos y su liderazgo y para comprometerse con esta perspectiva … y puede contactarnos así: dlarue2016@mail.com

Soutenez le soulèvement des femmes en Iran contre 40 ans du hijab obligatoire ! Luttez contre l’oppression et la patriarchie dans le monde entier !

52776046_1165586146937005_2591265722294337536_n.jpgDes militantes clandestines en Iran ont demandé la solidarité internationale dans la lutte des femmes contre le port obligatoire du hijab. Cet appel important est soutenu par des ouvriers révolutionnaires iraniens, des artistes, des enseignants et des étudiants. Cette année marque le 40e anniversaire du soulèvement des femmes iraniennes contre le décret du régime islamique imposant le port du hijab aux femmes. Ce «décret du hijab» a inauguré l’ascension au pouvoir d’un régime théocratique fasciste en Iran. L’État islamique a adopté la loi charia qui régit tous les aspects de la vie privée et publique, y compris l’âge du mariage, la garde des enfants, la succession, l’accès à l’éducation et à l’emploi, les voyages et la sexualité. Bref, le corps et les droits des femmes étaient sous le contrôle du régime impitoyable et violent de la charia. Lire la suite

Raison de plus pour se débarasser du système! Les gilets jaunes s’affrontent à l’ordre établi

giletjauneLe mouvement des gilets jaunes secoue la France depuis 3 mois, posant de nombreuses grandes questions sur la société française et la démocratie. Nous l’abordons sous l’angle de la signification de la crise actuelle.

Les gilets jaunes ont ouvert une brèche en déstabilisant la paix social trop peu contestée en France, malgré le caractère contradictoire du mouvement et toute la diversité de positions socio-économiques, géographiques et de positionnement politique qu’il répercute. La convergence récente avec d’autres mouvements sociaux ainsi que le soutien de personnes ne portant pas forcément le gilet- notamment après les agressions policières extrêmes sponsorisées par l’état- a rajouté à l’hétérogénéité générationnelle et politique, attirant plus de jeunes et d’étudiants s’opposant par exemple à la réforme qui multiplie par 15 les frais d’inscription aux facs pour les étrangers non-européens (sans parler de la récente loi de patriotisme obligatoire imposant la présence du drapeau français, européen et de la Marseillaise dans toutes les salles de classes).

Les gilets jaunes se trouvent confrontés à un système qu’ils supplient, par d’impressionnantes manifestations de rue et blocages de ronds-points tenaces à travers le pays, de leur distribuer de meilleures cartes dans le grand jeu économique inégal en France. Les difficultés de « fins de mois » et toutes les conséquences quotidiennes que les gilets jaunes exposent ces dernières semaines sont réelles pour ces couches de la classe moyenne. Vivant dans un pays riche comme la France, ils s’attendent à bien plus et estiment qu’ils méritent mieux.

Le système capitaliste-impérialiste fait face à une crise globale à la fois économique et politique et les réformes que Macron et sa classe politique mettent en place pour faire mieux fonctionner les structures financières de l’état augmentent certes les pressions économiques sur une partie inférieure de la classe moyenne moins lotie. La perception toute à fait vraie des gilets jaunes que Macron et son gouvernement représentent les intérêts «des riches» les unit jusqu’à un certain point et les GJ s’attendent à ce qu’ils répondent à leurs besoins et qu’ils les ‘consultent’ avant d’imposer des taxes et d’autres réformes 1) parce que leurs besoins sont légitimes, et 2) parce qu’ils sont français et la France est une démocratie.

Un problème central de ce mouvement est que bon nombre de ses adhérents ne font front ni à la nature du système dont ils combattent une partie des effets néfastes, ni de l’État qui le représente.

Un système démodé et vétuste mais agressif et toujours aussi meurtrier

Il faut démystifier l’idée sans contenue de classe que le gouvernement travaille pour « le peuple » dans son ensemble. Son objectif en tant que représentant des intérêts de toute une classe, la bourgeoisie, est d’assurer l’expansion du capitalisme-impérialisme, et de renforcer la position de la France dans le champ de bataille impitoyable parmi les puissants pays-prédateurs cherchant chacun à devancer sinon ‘avaler’ les autres.

Encore plus important que les différences socio-économiques relatives (mais réelles) au sein des classes moyennes en France, est le fait que le capitalisme-impérialisme est un système parasitaire global qui s’alimente et se grossit sur la base de l’exploitation et la domination de nations et peuples ainsi que le pillage de leur travail et leurs ressources. Cela veut dire que la majorité des richesses accumulées en France (comme dans tous les pays impérialistes), et permettant un bon niveau de vie pour les gens vivant sur son territoire, provient de ces rapports sociaux façonnés pour la plupart par l’organisation de l’appropriation des richesses produites par les peuples du monde. Victimes de ces dynamiques de l’impérialisme, les conséquences désastreuses sont bien connues pour de vastes parties de la planète où les gens ne mangent pas à leur faim, subissent des conditions de vie épouvantables et oppressantes, n’ont pas de services et d’infrastructures adéquats et meurent en nombre incomparable à l’Occident : la France en porte une grosse responsabilité et se positionne pour commettre d’autres crimes encore.

Ces réformes contestées du gouvernement français ont lieu dans la conjoncture internationale où la France est contrainte non seulement de se rendre plus compétitive mais de maintenir et élargir son sphère d’influence sur le plan militaire. Ces deux axes prioritaires ne sont pas dissociables pour les impérialistes bien qu’ils développent des politiques distinctes selon leur besoins de court- et de moyen-terme et par rapport à leurs concurrents. Les monstres cravatés et souriant gouvernent un système qui calcule froidement ses gains politiques sinon financiers sans le moindre scrupule sur l’impact des ventes des armes françaises, que ce soit au Yémen ou ailleurs. La nécessité pour les impérialistes français les poussent à faire le maximum pour garder le contrôle sur leur ancien empire colonial en Afrique et pour empêcher leurs rivaux d’en faire autant. Ils s’impliquent au Moyen Orient pour mieux se positionner dans les enjeux géostratégiques et protéger leurs intérêts. Ils votent de nouvelles politiques réactionnaires contre les réfugiés fuyant ces mêmes pays et régions que la France (entre d’autres puissances impérialistes) a contribué à appauvrir, dévaster, ou transformer en théâtres de guerres sanglantes : des situations sur lesquelles les gens risquant leur vie pour s’approcher à la forteresse Europe pour survivre non pas le moindre contrôle.

En France le système écrase ou marginalise plus ou moins en permanence des populations considérées ‘accessoires’, qui ont souvent compris bien mieux que les gilets jaunes ce que le système les réserve et qui n’ont pas rejoint ce mouvement pour la plupart… que ce soit les immigrés ou sans papiers, les banlieues en colère, le grand nombre de chômeurs qui ne vont jamais se ‘recycler’ à partir d’un certain âge, les retraités, ou même certaines catégories de travailleurs instables et/ou étrangers. La classe politique se fiche royalement de ces couches sociales plus démunies du moment où les révoltes ne grondent pas trop fort contre leur situation, contre les meurtres policiers des jeunes noirs ou de migrants, contre les logements piège mort comme à Marseille, les violences sexuelles ou tant d’autres exemples de leur existence quotidienne.

L’État et la crise politique : la république démocratique sort ses griffes sur fond de ‘débats nationaux’

L’éruption du mouvement des gilets jaunes et la fenêtre qu’il a ouverte sur la société a dévoilé davantage la crise politique de la démocratie libérale à laquelle les classes dirigeantes font face actuellement. Les efforts de Macron pour renforcer la position de la France- et la sienne en tant que chef politique de la bourgeoisie- sont étroitement liés à la nécessité d’affronter cette crise où les anciens modes de gouvernance adoptés après la deuxième guerre mondiale ne correspondent plus aux besoins de l’impérialisme. Tout en jetant dessous bord la sociale démocratie, processus déjà entamé par ces prédécesseurs, Macron représente ceux qui cherchent à préserver la démocratie bourgeoise libérale et à maintenir sa colonne vertébrale et l’ancienne alliance au sein de l’Union européenne.

L’autre « solution », celle recherchée par une minorité croissante mais organisée de la classe politique française et devenue bien moins ‘impensable’ comme avant, est de suivre l’exemple des régimes ouvertement fascistes en Europe et ailleurs dans le monde qui se multiplient en s’accélérant depuis l’élection du régime fasciste Trump et Pence, qui se consolide à un rythme vertigineux et sans précédant. En Europe il suffit de regarder la montée de l’AFD en Allemagne, de Salvini en Italie, d’Orban en Hongrie, de Kurz en Autriche, ou la Pologne, etc…

La ‘famille politique’ facho autour de Le Pen, s’appuyant sur une base sociale et un parti politique développés depuis longtemps en France, se réjouit des difficultés de Macron et s’organise activement pour faire gagner en crédibilité son programme fasciste. Un danger réel existe : ce n’est pas seulement que les fascistes en France comptent profiter grandement de la crise politique aiguisée par les GJ, mais la bourgeoisie, ses médias et le terrain contradictoire de la lutte lui-même les normalisent davantage tous les jours, sans qu’il y ait une véritable mise en cause de ce danger et du système qui l’engendre. Aussi tout cela a lieu dans un contexte où le virage vers la droite a déjà exercé une forte influence sur la société française et en Europe depuis un moment ; un exemple notable est le déclenchement d’une réaction xénophobe et toxique face au flux migratoire des réfugiés fuyant la Syrie et d’autres régions, qui s’est répandue également contre les étrangers déjà établis en Europe.

Malgré les divisions au sein de la classe politique française sur la solution précise à adopter en général (entre autre le pétrin royal du Brexit dans le rétroviseur) ces « options » représentent différentes formes de la même dictature de classe, celle de la bourgeoisie, face aux gens vivant en France -quelles que soient leurs origines.

Si cela n’est pas évident pour certains, on n’a qu’à comparer les réponses des libéraux bourgeois comme Macron avec celles des régimes ou partis fascistes en matière d’immigration et de protection des frontières nationales et autour de l’Europe. Salvini et Orban ferment brutalement la porte au nez des réfugiés avec un discours raciste sans nuance. Le gouvernement de Macron détruit les camps de réfugiés comme à Calais et vote une loi anti-migrants pour les gérer et ‘dissuader’ au Maghreb avant qu’ils n’arrivent à la frontière française, empêche les bateaux de débarquer aux ports français, criminalise les personnes ici qui leur viennent en aide et dénonce les maires exemplaires comme celui de Bayonne qui ouvre des centres d’accueil pour les raisons humanitaires. Malgré les différences secondaires et les disputes sur les chiffres avec leurs homologues chefs d’état même fascistes, ils créent tous l’opinion publique et préparent une politique ‘européenne’ ultra-réactionnaire sur l’immigration.

Si la bourgeoisie continue à se serrer les rangs autour de Macron au nom de la république démocratique libérale en difficulté, elle va sûrement mettre en vigueur une répression plus forte et systématisée pour exercer son pouvoir : les dictatures bourgeoises l’ont souvent fait sans pour autant céder au fascisme. Au cours du mouvement des gilets jaunes, les portes-paroles de la classe politique évoquent constamment le respect des ‘institutions et valeurs républicaines’ tout en cautionnant les méthodes brutales et dangereuses de sa police, rejetant la faute des blessures sur les manifestants ; la police se vante de stratégies d’encerclement plus mobiles contre les multiples protestations simultanées, interpelle des milliers de manifestants (lire fichage), la justice en condamne bon nombre pour actes de violence et la bourgeoisie vote la loi Castener dictant les termes du droit même de manifester.

Un terrain glissant chez les gilets jaunes sur le plan politique et idéologique

Les GJ constituent un mouvement contradictoire dont la conscience du système en face semble limitée, associé au fait qu’il se fond sur des espoirs que la bourgeoisie rectifiera le tir vers une démocratie plus représentative.

Nourrir les illusions sur les possibilités de changer foncièrement la donne fait partie du socle même de la démocratie libérale. Donc premier point de base que ces attentes des gilets jaunes ignorent ou esquivent : la démocratie une est forme de dictature : c’est une démocratie sous les conditions du capitalisme et la domination par la classe capitaliste dirigeante -domination non seulement de la vie économique, sociale et politique, mais de l’arène culturel et des idées. Elle fonctionne sur la base du monopole du pouvoir politique par une classe et l’exclusion des autres de tout exercice réel de ce pouvoir (à lire dans la nouvelle publication de Bob Avakian, Breakthroughs /Percées et à consommer sans modération). Avakian explique de manière limpide le rapport entre la base matérielle du système aujourd’hui et cette démocratie bourgeoise libérale.

Et justement, les gilets jaunes sous estiment par le même coup l’influence de la légitimation des fascistes, et ont tendance à ne pas s’intéresser à l’ensemble du tissue social sur lequel se déroule toute une série de contradictions sociales et de conséquences graves du capitalisme à part celles d’origine plutôt économique dont ils témoignent ; c’est une des raisons que leur mouvement n’a pas touché et mobilisé plus de gens directement et régulièrement accablés par la marginalisation, le sexisme et racisme, l’exclusion ainsi que la matraque des flics et du système judiciaire, etc.

Heureusement bon nombre des participants aux GJ ne s’appuient pas directement sur le droit sacro-saint d’être français ou encore, ‘les intérêts de la France’, pour exprimer leurs doléances. Ce terrain est pourtant propice pour renforcer ces sentiments, comme certaines pancartes et la présence modeste mais visible du drapeau bleu blanc rouge l’indiquent (brandit pas seulement par les fascistes et plus souvent en milieu rural, paraît-il). On n’observe pas une vraie remise en cause de tout cela, dans le but, disent les manifestants, de préserver ‘l’unité du mouvement’. ‘(Le drapeau) c’est leur droit, même si je ne suis pas d’accord’. Le chauvinisme même sans le vouloir ne peut que renforcer la bourgeoisie et le système qu’elle préside. Et le danger de se laisser influencer par des idées fascisantes est certain– ‘la France pour les Français’, ‘protégeons le peu que nous avons contre ceux qui piquent les aides sociales’, ‘serrons-nous les rangs entre nous’ (et pourquoi pas entre «français blancs» comme le disent Trump, Orban et d’autres), et puis, ‘peut-être Le Pen n’est pas si « extrémiste » après tout…’

D’ailleurs les fausses pistes type mélenchoniste non seulement cherchent comme Le Pen à profiter de la situation sur le plan électoral et se revêtissent du bleu blanc rouge comme elle, mais ces non-alternatives d’appellation ‘gauche’ alimentent activement des illusions que le capitalisme peut être « humanisé » et ses effets négatifs atténués -pour certains- par ‘d’autres vraies réformes’. Se contenter de prôner l’amélioration citoyenne du système sous l’emprise de la bourgeoisie sans prendre la responsabilité pour exposer sa véritable nature et ce que cela exige comme seule solution honnête– c’est à dire s’en débarrasser- et mobiliser les gens pour une révolution en vue d’une société complètement différente : Ne pas le dire et ne pas travailler dans ce sens revient à mentir aux gens- que ce soit aux plus avisés qui ont déjà la haine du système mais ne dirigent pas leurs énergies et conscience à y mettre fin, ou à ceux comme les GJ dont beaucoup manifestent pour la première fois.

A travers les semaines de mobilisation contre les réformes et les taxes les gilets jaunes ont la rage en voyant que l’état les prend ‘du haut’ et qu’il les exclue en tant que ‘citoyens’ des décisions importantes. Donc en parallèle de sortir son arsenal répressif de grenades, LBD, gaz, matraques et de mettre en marche sa machine judiciaire, la bourgeoisie organise des débats nationaux en cours avec les ‘maires républicains’ afin d’apaiser la situation et de tenter de ‘remplacer les manifestations infinies par le dialogue’ ; partout les GJ ont accueilli ces débats avec mépris, les qualifiant de campagne électorale pour Macron, ce qui leur servent tout de même de leçon sur le rôle de la démocratie bourgeoise s’ils en prennent bien acte.

Pour la construction d’un véritable mouvement révolutionnaire

Ce qu’il faut en France comme ailleurs c’est de lutter pour un avenir radicalement différent en rupture avec l’impérialisme, pour la construction d’une société radicalement différente qui élimine toutes formes d’oppression et d’exploitation, qui dépasse les rapports sociaux, la moralité et les manières de penser servant de guide aux gens actuellement essayant de survivre dans le jungle capitaliste. Il existe aujourd’hui une vision et une stratégie bien développées, ainsi qu’un leadership, fondés sur la méthode scientifique qui permet de comprendre les dynamiques de la société et comment elle pourrait être transformée par la révolution. Ce nouveau communisme, élaboré par Bob Avakian, il faut le mettre entre les mains des personnes en France qui osent avancer à travers les différentes contradictions et luttes sociales questionnant, certaines, la permanence de l’ordre étouffant actuel et la possibilité de créer autre chose à la place ; ces analyses sont essentielles pour toutes celles et ceux qui veulent commencer à comprendre la vraie situation et contribuer à la transformer en vue de l’émancipation de l’humanité dans son ensemble. C’est la lutte pour cet avenir qui vaut la peine pour y consacrer nos rêves, notre esprit révolutionnaire et nos énergies.

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Blog :nouveaucommunismefrance.wordpress.com ; visitez le site revcom.us pour d’autres analyses révolutionnaires

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Why we need an actual revolution and how we can really make revolution

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Pour en finir avec les guerres impérialistes et le système meurtrier actuel: REVOLUTION, RIEN DE MOINS!

cropped-nouvea.jpgNous sommes au centenaire d’un cauchemar qui a coûte des millions et des millions de vies à ‘humanité. La France de Macron accueille Donald Trump et 60 autres chefs d’état pour commémorer ce bain de sang colossal, dont le but des deux côtés de belligérants était de rediviser le monde, et en particulier les colonies et les sphères d’influence. Ces puissances impérialistes cherchaient à arracher les marchés de leurs rivaux et à piller davantage les ressources et exploiter les peuples pour favoriser leurs propres intérêts ; ceci en liaison avec la réorganisation des rapports de domination à l’avantage des vainqueurs, et de même les tentatives d’écraser les mouvements au sein de leurs propres pays.
Mais comme ces conflits n’étaient pas vraiment résolus, surtout pour l’Allemagne, les impérialistes n’ont attendu que vingt ans pour se lancer dans une deuxième guerre mondiale, encore plus destructrice et lourdes en termes de conséquences humaines. En résulte un nouveau partage néocolonial du monde en faveur des États-Unis, la Royaume Uni et la France, ce qui a aussi provoqué une période de luttes anti-coloniales, surtout en Afrique et Asie, et a accéléré la révolution en Chine. Lire la suite